Jusqu’au mercredi 31 décembre 19h
Théâtre du Petit Gymnase (38, bd bonne nouvelle 75010 Paris Tél.01 42 46 79 79 http://deuxfrereslapiece.com)Deux frères ont recueilli chez eux une jeune fille qui se révèle très vite le catalyseur du fragile équilibre de leur relation. Un peu perdus et maladroits, ils glissent peu à peu dans une atmosphère trouble pour se retrouver dans une spirale dangereuse où la mort de l’un d’eux est l’apothéose d’une situation rendue impossible.
Par la Compagnie Ici et Maintenant. Le texte est publié aux Éditions L’Avant-Scène Théâtre.
Du dimanche 23 novembre au dimanche 8 mars 15h
Théâtre de Nesle (8, rue de Nesle 75006 Paris Tél. 01 44 07 35 49 www.carmelocacciato.com) TP 17 €. Tout public à partir de 5 ans.A la fois magicien, mime et poète, Carmelo séduit le public tant par ses dons de prestidigitateur que par sa simplicité et la gentillesse qui se dégage du personnage qu’il met en scène. Son spectacle est construit tout en nuances. Carmelo travaille sans filet, sans artifices. Il est drôle, attendrissant et jouera (une grande première!) avec son très jeune fils magicien Lorenzo Cacciato aux talents prometteurs.
Du samedi 22 novembre au samedi 28 mars à 17h
Théâtre Trévise (14, rue de Trévise 75009 Paris - M° Grands Boulevards Tél. 01 45 23 35 45 www.carmelokarfax.com) TP 19 €. Tout public à partir de 5 ans.Duel Magique ! Carmelo et Karfax recyclent le cirque, le cinéma burlesque, le roman noir et inventent un nouveau langage théâtral : celui de l’illusionnisme. Un ticket décapant entre malice et magie où le geste prime: mimes, ils se meuvent avec la plus suave légèreté. Ils ont imaginé des numéros très malins, visuels et drôles. Carmelo, l’incorrigible sicilien roublard, joue sur le clin d’œil au public entre deux facéties avec Karfax, son inquiétant maître illusionniste.
Du jeudi 22 au samedi 24 janvier 2009
Théâtre 95 (allée du Théâtre 95000 Cergy Tél.01 30 38 11 99) TP16 € TR 13€Meurtre au théâtre."Qui l’a fait ? Qui a tué la jeune fille à coups de pieds dans le ventre, sur le visage?" Il y a eu meurtre, une enquête endiablée s’engage.
Fausto Paravidino est un auteur en colère. Et de sa colère, il fait un poème tout à la fois théâtral, burlesque et macabre, un poème à six voix."
Acteur, metteur en scène, traducteur de Shakespeare et Pinter, scénariste, Fausto Paravidino est à trente ans la révélation de la scène italienne.
Mise en scène Collectif DRAO. Avec : Stéphane Facco, Thomas Matalou, Benoît Mochot, Gilles Nicolas, Sandy Ouvrier, Maïa Sandoz, Fatima Soualhia Manet
samedi 7 mars 2009
Centre culturel d’Argenteuil (à deux pas de la Cave dîmière 95100 Argenteuil) TP 11 € TR 5 €Gênes, G8, Giuliani, tragédie …"Gênes 01, théâtre proche du documentaire réquisitoire à la Michael Moore, met en scène le sommet du G8 qui se solda par l'assassinat d'un jeune manifestant, Carlo Giuliani." Stanislas Nordey
Fausto Paravidino, jeune dramaturge italien de talent nous livre là une vision teintée agit-prop du capitalisme.
Traduction Philippe Di Meo (éditions de L’Arche). Mise en scène et scénographie : Victor Gauthier-Martin. Avec : Alban Aumard, Clémence Barbier, Marie Dablanc, Pascale Oudot, Victor Gauthier-Martin, et Dayan Korolic (musicien)
Du 6 mars 2009 au 8 mars 2009. Du vendredi au dimanche à 20h30
Le Grand Rex (1, bd. Poissonnière 75002 Paris 08 92 68 05 96). Tarif : de 39.5 à 83.5€En français, le comédien italien Roberto Benigni revisite seul en scène la Divine Comédie de Dante Alighieri, déclamant et expliquant le chant d'Ulysse et le chant de l'Enfer entrecoupés avec des commentaires ironiques sur l'actualité et ses propres souvenirs.
lieu › Odéon – Théâtre de l’Europe (Place de l’Odéon – 75006 Paris, tarif 5 € )
Charles Berling lira
Radio clandestine : Mémoire des Fosses Ardéatines
(traduction d’Olivier Favier, Editions Espaces 34, 2009)
Radio clandestine est un récit théâtral tiré du livre L’ordine è già stato eseguito d’Alessandro Portelli (Prix Viareggio 1989)
qu’Ascanio Celestini met en scène en 2000. Le livre est un essai d’histoire orale sur le massacre, à Rome, des Fosses ardéatines.
Le 24 mars 1944, en représailles à un attentat de la résistance perpétré la veille, les nazis décident et mettent aussitôt en oeuvre
l’exécution de 335 otages. Délaissant le strict récit événementiel, le livre s’interroge sur la mémoire des faits, où la vision commune
s’identifie par endroits au pire révisionnisme. Ascanio Celestini se sert de ce matériau historique et anthropologique pour raconter la
mémoire de sa ville, de son élection au rang de capitale en 1870 aux années de Rome ville ouverte. Il s'établit ainsi un dialogue
imaginaire avec une « toute petite naine », incarnation du peuple romain illettré mais poétiquement lucide, toute entière absorbée
dans ses difficultés matérielles et si souvent bousculée par le vent peu clément de l’histoire.
Du 8 janvier au 8 février 2009
Théâtre de l'odéon (Place de l'Odéon 75006 Paris)RAGUSA
J’aime la façon dont vous dites ce que vous pensez d’où je viens personne ne dit ce qu’il pense tout le monde est poli bien sûr les sentiments sont les mêmes mais oh ! on tourne autour du pot c’est un vrai labyrinthe pas une conversation.
Howard Barker
Gertrude (Le Cri) : double titre qui superpose le nom d’un être et la forme d’une voix, l’évidence singulière d’un visage et un phénomène en quelque sorte impersonnel. La pièce organise et relate leur rencontre. Le visage est presque familier pour les amateurs de théâtre : celui de la mère de Hamlet, veuve de son père, épouse de Claudius. Une femme qui dans l’original shakespearien se définit par rapport aux hommes qui l’environnent. Mais Barker, pour inventer sa Gertrude, rompt toutes ces amarres. Comme le dit Giorgio Barberio Corsetti, «Gertrude squatte Hamlet». C’est d’ailleurs ce qui a séduit d’emblée le metteur en scène italien. Depuis ses débuts en 1976, Corsetti s’est toujours intéressé à ce qui conteste une certaine théâtralité, soit sur ses frontières, soit de l’intérieur. Avant de puiser aujourd’hui dans les ressources du cirque, il a été l’un des premiers à introduire le matériau vidéo sur scène (La Camera astratta, qui date de 1987, est à cet égard emblématique). Curieux de toutes les formes d’écriture non dramatique, lui-même adaptateur (son Procès, d’après Kafka, a été distingué par le prix UBU en 1999), il est naturellement sensible aux problèmes que soulève l’adaptation ou l’appropriation d’un texte. Le geste de Barker, sa vision de Gertrude ne pouvaient que le passionner. Or chez Shakespeare, déjà, la reine est un personnage énigmatique : comment est-il concevable, se demande Hamlet, que la veuve d’un aussi glorieux souverain ait pu se remarier aussi vite avec son double ignoble et répugnant ? Faut-il conclure de ces noces hâtives qu’elle aurait contribué au meurtre de son premier époux ? Ces questions, Barker y répond d’entrée de jeu, comme pour déblayer le terrain : oui, Gertrude a été l’amante de Claudius ; oui, elle a voulu le crime, elle y a assisté, elle a donné à voir au roi agonisant sa jouissance adultère, tirant de cet ultime outrage un surcroît de plaisir. La Gertrude nouvelle serait donc une figure lisible de part en part, aux antipodes de son modèle ? Au contraire. C’est justement en jetant le masque de la «mystérieuse » Gertrude shakespearienne que le personnage de Barker accède à son énigme propre. À son cri. Et ce signe vide de l’extase ou de l’horreur va désormais hanter tout Elseneur. Exposant son corps pareil à un territoire pulsionnel, provocante et abandonnée, insaisissable, Gertrude est devenue à la faveur du cri le centre de la pièce autour duquel tout gravite. Tout, y compris elle-même. Et son secret n’est plus d’ordre contingent, il n’est plus quelque chose que le public ignore parce que le dramaturge l’aurait dissimulé. Gertrude elle-même doit l’explorer, elle qui ne cache rien. Car il est désormais quelque chose qui échappe radicalement aux prises du savoir, même si par hypothèse on savait tout.
